mercredi 24 mai 2017

Côte à côte et bord à bord

Parfois __ lorsque les rues sont vides
Et la lumière absente
J'entends autour de moi monter ce tintamarre
La lourde et sourde sarabande
De mes anciennes craintes
Le sifflement d'un train au long d'un quai de gare

Alors les fumées pleurent
Aux voies sans voix
Aux vapeurs d'un départ
Au souffle des bogies dans une odeur de fer
Où grince encor l'écho d'un monde d'autrefois

Ne cherchez pas la blancheur d'un mouchoir
La forme d'un chapeau entre les fumerolles
Le regard est ailleurs à ce qu'on ne peut voir
Au lieu de l'impuissance
A ce vide sans mot
Qui tombe et fait silence
Sous les flocons de neige molle

Sans se figer la pensée bouge
Recherche une lueur
Main dans la main explorer les images
Pour que les ombres s'évaporent
Il lui faut s'envoler __ voyager bord à bord
Et puis pencher le temps d'un long virage
Côté soleil et côté coeur

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